
Le guide complet sur la fiscalité en Andorre : Taux d’impositions et impôts
L’Andorre est connue pour son système fiscal transparent et simple, considéré comme l’un des plus rentables d’Europe pour les particuliers et les entreprises. Dans ce guide, nous passerons en revue les principaux aspects du système fiscal andorran ainsi que les taux d’impositions.
Vue d’ensemble du système fiscal andorran
Voici les principaux points à garder à l’esprit sur la fiscalité et les taux d’impositions en Andorre :
- Le principal impôt andorran est l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF), qui peut atteindre 10% des ressources annuelles déclarées.
- L’impôt sur les sociétés (IS), qui est le principal impôt prélevé sur les entreprises, peut atteindre 10% des bénéfices annuels.
- La taxe sur la valeur ajoutée (IGI), ou impôt général indirect, est fixée à 4,5%, ce qui en fait la plus basse d’Europe.
- Andorre n’a pas d’impôt sur la fortune (ISF) ni de droit de succession.
- Les cotisations de sécurité sociale (CASS) sont relativement faibles par rapport à d’autres pays européens, le système de protection d’Andorre étant considéré comme le meilleur au monde.
Taxes et droits pour les résidents et les non-résidents
L’IRPF pour les résidents
L’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF) est le principal impôt que les résidents d’Andorre doivent connaître. Elle est imposée à un taux général de 10% du revenu. Il y a 0% d’impôt sur les revenus inférieurs à 24 000 € par an, et un taux d’imposition de 5% s’applique aux revenus compris entre 24 000 € et 40 000 € par an.
Il convient de noter que l’IRPF comprend les revenus perçus par les entrepreneurs ou provenant d’activités économiques. Jusqu’à il y a quelques années, ces types de revenus étaient soumis à l’impôt sur les bénéfices des activités économiques (IAE).
L’IRNR pour les non-résidents
Les non-résidents qui n’ont pas obtenu le statut de résident fiscal en Andorre peuvent avoir besoin de payer l’impôt sur le revenu des non-résidents (IRNR). Cette taxe a un taux général de 10% et touche principalement les travailleurs frontaliers espagnols ou français qui travaillent quotidiennement en Andorre.
Sociétés et chefs d’entreprise
En Andorre, l’impôt sur les sociétés (IS) est le principal prélèvement appliqué aux entreprises en fonction de leurs bénéfices. Le taux d’imposition maximal est de 10%. Le SI est en vigueur depuis 2012 et fait l’objet de certains ajustements prévus par la loi.
Le SI est divisé en deux gammes :
- Les premiers 50 000 € de bénéfices sont imposés au taux de 5% si le chiffre d’affaires de l’entreprise est inférieur à 100 000 € pendant les trois premières années.
- Pour les bénéfices supérieurs à 50 000 €, le taux d’imposition maximum est de 10%, quel que soit le chiffre d’affaires de l’entreprise.
Conventions de double imposition entre la France et Andorre
Depuis 2016, la France et Andorre sont liées par une convention bilatérale de non-double imposition en matière d’imposition des entreprises. Cet accord s’applique également aux ménages.
La fiscalité en Andorre : autres taxes et droits en Andorre

En plus des principaux impôts discutés ci-dessus, il existe plusieurs autres taxes et droits perçus en Andorre :
- Impôt sur les plus-values de cession immobilière : cet impôt est prélevé en cas d’augmentation de la valeur des biens immobiliers lors des transmissions, avec des taux variant de 8 à 15%.
- Taxe sur le registre des titulaires d’activités économiques : cette taxe varie de 20 € à 800 € par an, selon la forme juridique de la société (SA, SARL, professions libérales, etc.).
- Système fiscal local : Impôts prélevés en Andorre par les villes.
Système fiscal local
Certains impôts et taxes sont perçus en Andorre par les paroisses qui composent le territoire de la Principauté : Canillo, Encamp, Ordino, La Massana, Andorre-la-Vieille, Sant Julia de Loria et Escaldes-Engordany. Il s’agit notamment des taxes sur la localisation des activités commerciales, entrepreneuriales et professionnelles, des revenus locatifs, des biens bâtis et d’une taxe appelée « foc i lloc », due par les personnes âgées de 18 à 65 ans, et dont le montant varie selon les paroisses.
Points clés à retenir :
- Impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF): 10% des ressources annuelles déclarées.
- Impôt sur les sociétés (IS): 10% des bénéfices annuels.
- Taxe sur la valeur ajoutée (IGI): 4,5%, la plus basse d’Europe.
- Pas d’impôt sur la fortune (ISF) ni de droit de succession.
- Cotisations de sécurité sociale (CASS): relativement faibles.
Taxes et droits pour les résidents et les non-résidents
IRPF pour les résidents:
- Taux général de 10%.
- 0% pour les revenus inférieurs à 24 000 €.
- 5% pour les revenus entre 24 000 € et 40 000 €.
- Inclut les revenus perçus par les entrepreneurs.
IRNR pour les non-résidents:
- Taux général de 10%.
- Touche principalement les travailleurs frontaliers.
Sociétés et chefs d’entreprise
Impôt sur les sociétés (IS):
- Taux maximal de 10%.
- 5% pour les premiers 50 000 € de bénéfices (certaines conditions).
Conventions de double imposition
- Andorre a signé des conventions avec plus de 40 pays.
- Permet d’éviter de payer des impôts sur le même revenu dans deux pays.
Fiscalité en Andorre : autres taxes et droits
- Impôt sur les plus-values de cession immobilière (8 à 15%).
- Taxe sur le registre des titulaires d’activités économiques (20 € à 800 € par an).
- Système fiscal local (taxes sur la localisation des activités, etc.).
Détail des tranches d’imposition
- IRPF: 0%, 5%, 10%.
- IS: 5%, 10%.
Déductions et crédits d’impôt
- IRPF: Déductions pour enfants, frais de santé, etc. Crédits d’impôt pour investissement immobilier, dons, etc.
- IS: Déductions pour frais professionnels, amortissements, etc.
Taxes et droits spécifiques
- Impôt sur les plus-values de cession immobilière (0% à 15%).
- Taxe sur les transmissions patrimoniales (1% à 4,5%).
- Droits de succession (1% à 4,5%).
Fiscalité internationale
- Conventions de double imposition.
- Régime fiscal des étrangers non-résidents.
Cas pratique de la fiscalité en Andorre
Prenons l’exemple d’une SARL française réalisant un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros et un bénéfice net de 2 millions d’euros. En France, cette société serait soumise à un impôt sur les sociétés de 25%, soit 500 000 €.
Si cette même société s’implantait en Andorre, elle profiterait d’un taux d’IS de 10% maximum, réduisant son imposition à 200 000 €.
Voici un bilan comptable simplifié illustrant l’impact de l’optimisation fiscale en Andorre pour une entreprise de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires :
France
| Eléments | Montant |
|---|---|
| Chiffre d’affaires | 10 000 000 € |
| Charges | 8 000 000 € |
| Bénéfice net | 2 000 000 € |
| Impôt sur les sociétés (25%) | 500 000 € |
| Bénéfice net après impôts | 1 500 000 € |
Andorre
| Eléments | Montant |
|---|---|
| Chiffre d’affaires | 10 000 000 € |
| Charges | 8 000 000 € |
| Bénéfice net | 2 000 000 € |
| Impôt sur les sociétés (10%) | 200 000 € |
| Bénéfice net après impôts | 1 800 000 € |
Résultat : En s’implantant en Andorre, la société économise 300 000 € d’impôts sur les sociétés, soit une augmentation de 20% de son bénéfice net après impôts.
Pour une entreprise de cette envergure, l’optimisation fiscale en Andorre peut s’avérer encore plus significative. En effet, les avantages fiscaux s’additionnent et peuvent générer des économies substantielles.
En plus de l’impôt sur les sociétés, d’autres leviers d’optimisation fiscale existent en Andorre pour les entreprises de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires :
- Mise en place d’une holding
- Profiter des conventions de non double imposition
- Rémunération des dirigeants via des dividendes
L’accompagnement d’un expert en fiscalité internationale est crucial pour une entreprise de cette taille. Il permettra de structurer l’implantation en Andorre de manière optimale et de maximiser les économies fiscales tout en respectant la législation.
Le système fiscal andorran est attractif pour les particuliers et les entreprises. Il offre des taux d’imposition bas, des déductions et des crédits d’impôt, ainsi que des conventions de double imposition.
Sociétés et chefs d’entreprise